BRESIL
Posté le 14.08.2007 par cyrana821
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Posté le 13.08.2007 par cyrana821
Posté le 13.08.2007 par cyrana821
Posté le 13.08.2007 par cyrana821
Posté le 31.05.2007 par cyrana821
Quelques chiffres terribles : dans tout le Brésil, les Indiens étaient environ 5 millions à l'arrivée des Européens, 4 millions un siècle plus tard et 2,2 millions en 1700. 1 800 000 Indiens ont pu disparaître au cours du 17° siècle. En 1800, ils ne sont plus qu'1,5 millions et, en 1950, on n’en recense que 100 000. Néanmoins, grâce au développement des résistances aux maladies et une meilleure protection par l'administration brésilienne, on assiste à un véritable renouveau démographique. En 1996, de manière inattendue, on dénombre plus de 300 000 Indiens au Brésil. Il reste aujourd'hui environ 200 tribus et la contribution des Amérindiens à la culture et à la société brésilienne est importante : l’indianité se retrouve dans la littérature, l'héritage génétique et linguistique. Lors des commémorations du « cinquième centenaire » du Brésil, ce peuple est venu rappeler qu'il souhaite occuper sa place dans un Brésil moderne, vaste et contrasté, à la construction duquel il a contribué.
Premiers habitants du Brésil, ils ont été longtemps dépouillés de leurs terres. Ceux que nous avons vus ici vivent dans une réserve, dans le massif de la Serra da Bocaina. Ils sont « descendus » en ville à l’occasion d’un festival de folklore et de cinéma : ils sont venus montrer leur culture : vêtements, danses, musique et chants, objets usuels, et ont monté divers stands où ils vendent leur production artisanale.
Posté le 31.05.2007 par cyrana821
Le Brésil est une société multiraciale… En effet, lorsque les Portugais sont arrivés au Brésil, ils ont trouvé les Indiens qui habitaient déjà le pays. Puis, avec les Européens qui ont suivi, ils ont fait venir des Noirs des colonies d'Afrique, comme esclaves, dans les mines et les plantations. Beaucoup plus tard, des Asiatiques ont suivi avec une émigration japonaise,chinoise, vietnamienne.
Dès le début,contrairement aux Anglais, les Portugais n’ont pas réprimé les relations interraciales et le manque de femmes a longtemps favorisé les unions entre groupes ethniques. Néanmoins, les différences raciales sont quand même une composante de la vie sociale, économique et politique. Il existe, d’ailleurs, plus de 40 adjectifs, en brésilien, pour évoquer les différentes nuances de couleurs des épidermes…
Dans l'ensemble du pays, on a rencontré toute la gamme de métissage, du "caboclo" (métis de Blanc et d’Indien) au "cafuzo " ou "caboré" (métis de Noir et d’Indien) ou au "mulato" (métis de Noir et de Blanc)… Mais ce n’est qu’à Paraty que nous avons vu de véritables Indiens du Brésil.
Quand les Portugais se sont installés à Paraty, au début du XVI° siècle, la ville était habitée par les Indiens Gaianas qui font partie de la grande famille des Tupi-Guaranis, groupe issu de vagues migratoires successives en provenance du Bassin de l'Amazone. Ils maîtrisaient l'agriculture basée sur le manioc amer et le maïs et ont contribué à diffuser d’autres plantes d'origine centre-américaine, comme le tabac, le haricot, la courge… Ils ont subi, les premiers, le choc de la colonisation portugaise.
Posté le 31.05.2007 par cyrana821
Guaranis, Tupis, Yanomamis... les Indiens de la forêt forment plusieurs peuples et de nombreuses tribus. Si toutes partagent un mode de vie adapté au cadre naturel, chacune a sa langue, sa religion, ses traditions et son système social. Approcher l'au-delà des choses, rester en contact avec les esprits supérieurs est une nécessité. De telles rencontres s'opèrent sous la conduite du chamane, grâce à l'usage de drogues.
• Les Indiens vivent en groupes disséminés sur d'immenses étendues et généralement en communautés ne dépassant pas 200 individus. Ils vivent en parfaite harmonie avec la forêt. Mais, depuis plusieurs années, la folie des hommes civilisés a fait partir en fumée des millions d'hectares de forêt qui représentaient le plus merveilleux des refuges pour les Indiens. La Funaï (fondation national de l'Indien) tente de les protéger contre la pression des chercheurs d'or et des grandes sociétés d'abattage du bois.
Les Indiens ont créé une arme précise et silencieuse : la sarbacane. Faite d'un long tube creux d'où le souffle propulse une fléchette à la pointe parfois enduite d'un poison foudroyant : le curare. Mais tous les Indiens ne chassent pas à la sarbacane. Ils utilisent aussi la sagaie, l'arc ou les pièges.
• Les Indiens vivent de cueillette, de chasse et cultivent le manioc dans des clairières. La vie des Indiens réserve une part importante aux loisirs et cérémonies (danses, chants et jeux).
• Chez presque tous les peuples de l'Amazonie, le lit est en général un hamac. Certains sont fait de 3 ou 4 bandes d'écorce de quelques centimètres de large. Cette couche, qui peut paraître instable et incommode, est parfaitement adaptée au climat du pays
Posté le 31.05.2007 par cyrana821
Tout est possible en Amazonie ; sous ce climat stable et régulier les animaux ne sont pas exposés aux aléas saisonniers et ils ont beaucoup plus de chance de survivre que partout ailleurs.
• Le roi de la forêt humide :c'est le jaguar, un félin proche de la panthère. Il guette les proies que sont pour lui le grand tapir, le pécari (sorte de cochon sauvage), le cerf des marais et cet énorme rat sans queue, le cabiais, qui peut atteindre un mètre trente de long.
• La plupart des animaux de la forêt sont de petite taille. En effet, de grosses bêtes auraient des difficultés à survivre parce qu'elles ne pourraient pas fuir le danger à travers les arbres enchevêtrés, surtout à l'écart des cours d'eau.
• Malgré cela, les gros animaux ne manquent pas, mais il suffit de quelques heures pour apprendre à ses dépens que dans ce pays ce sont les insectes qui font la loi. Ce sont les seuls animaux qui se rassemblent en grand nombre !
• La longue histoire de la forêt a favorisé l'évolution et l'installation de myriades de papillons diurnes et nocturnes, de fourmis, de termites, de guêpes et d'abeilles. Les phasmes, phyllies, sauterelles, criquets, cigales, coléoptères représentent une source d'alimentation pour de nombreux animaux insectivores (martinets, gobe-mouches, chauves-souris...).
LA VEGETATION
"L'enfer vert", c'est une forêt vierge ; aucune essence végétale n'y domine, mais toutes y poussent au coude à coude, se pressant pour capter le moindre rayon lumineux.
• Certains arbres rivalisent de hauteur (40 m., 80 m. !). Des arbres inconnus ailleurs, comme le "pau brazil" (qui a donné son nom au Brésil), l'acajou, le palissandre et le fameux hévéa (sa sève nous fournit le caoutchouc).
• Les palmiers, les figuiers, les bambous et les hévéas poussent au bord des cours d'eau. La plupart des arbres sont couverts de lianes, de mousses, de fougères et d'orchidées.
• De drôles de moeurs chez le figuier étrangleur ; sa graine germe en haut d'une branche: un nouveau tronc et de nouvelles racines enserrent progressivement la plante hôte qui meurt étouffée !
• Le nénuphar royal ou géant ressemble à une immense poêle à crêpes. Ses feuilles gigantesques mesurent de 60 à 180 cm. de diamètre et ont les bords recourbés vers la lumière.
Posté le 31.05.2007 par cyrana821
L'Amazone est, par son débit, le premier fleuve du monde devant le Nil, depuis que géographes et explorateurs lui ont découvert une source plus lointaine encore.
• Son bassin couvre sept millions de kilomètres carrés, essentiellement au Brésil, mais aussi en Bolivie, Colombie et dans les Guyanes.
Il prend sa source dans les Andes, au Pérou (rivière Apurimac) et coule sur sept mille kilomètres jusqu'à l'Atlantique, suivant les pentes faibles qui favorisent l'étalement de son cours.
Parler des sources de l'Amazone est un problème complexe. Le fleuve prend naissance au Pérou, dans les Andes, il est formé par l'union de plusieurs rivières Andines. Les deux plus importantes sont le Maranon et l'Ucayali.
Les têtes de source principales de l'Amazone sont l'Ucayali et le Maranon (800 kms), qui toutes deux naissent dans les Andes et suivent un cours parallèle vers le nord avant de confluer près de Nauta, au Pérou. Le Maranon sort d'un petit lac situé à 4000 m, il coule vers le nord dans les vallées des Andes, puis dévie à l'est vers la plaine. L'Ucayali est le plus long des fleuves péruviens qui concourent à la formation de l'Amazone.
• Il connaît une crue après la saison des pluies, en juin.
• Une embouchure grandiose - A plus de 350 kms de l'océan, l'Amazone prépare déjà sa spectaculaire embouchure. Tout d'abord elle est divisée en deux par l'île de Gurupa, avant d'étaler ses bras dont chacun forme un énorme fleuve.
Posté le 31.05.2007 par cyrana821
LA PLUS GRANDE FORÊT DU MONDE
Le bassin amazonien est constitué d'un gigantesque ensemble de forêts et de rivières couvrant pratiquement la moitié du Brésil et débordant sur les pays voisins. La large partie du fleuve appelée Rio Amazonas s'étend de Manaus à Belém, et les différents fleuves qui se rejoignent pour le constituer procurent aux navires de haute mer une voie navigable vers l'autre côté du continent sud-américain.
• Forêts d'Amazonie
Plus de la moitié du Brésil se trouve dans la région densément boisée d'Amazonie. La forêt tropicale humide d'Amazonie fait partie des écosystèmes les plus variés du monde puisque plus de deux millions d'espèces animales et végétales y ont été recensées, parmi lesquelles plus de 1500 espèces d'oiseaux.
• Connaissez-vous l'origine du nom "amazone" ?
C'est par méprise qu'un explorateur, perdu sur le fleuve géant le fit connaître en Europe comme étant celui des amazones ; il croyait y avoir combattu des femmes guerrières, alors que ce n'était que des indiens aux cheveux longs !